COMME DANS DES LIVRES

 

 

A la" Recherche du temps perdu " je pense à " Une promesse "

non tenue, quand il a fallu se dire " Bonjour tristesse "

nous " Les mal aimés " pour qui " Une vie " n'était pas de simples " Paroles ".

Nous quittions Alger " Capitale de la douleur " dans une course folle,

nous avions " Des bleus à l'âme " après avoir été les victimes du " Mépris " ,

tels " Les misérables " on allait faire le " Voyage au bout de la nuit "

qui nous conduirait vers " Le Chemin de France ".

On y croyait tellement en " La foi de notre enfance ",

à quoi servaient" Les mots et les choses " face à la souffrance,

" La débâcle " de " L'été meurtrier " c'était la fin de notre univers,

alors quand le bateau est parti dans " Le silence de la mer "

" La traversée " commençait vers d'improbables " Destins " .

On a pris " Un aller simple " pour " Les grands chemins "

avec une espérance de " Regain " en direction de " La lumière du nord ",

on a pensé qu'il fallait prendre " Le Monde tel qu'il est " car c'était notre sort.

Et puis quand " Les raisins de la colère " se furent un peu apaisés

on devait se dire " Que ma joie demeure" à jamais,

et pour cela ne pas recevoir de " Fantôme en héritage ".

Pour nous " Les Justes " qui n'avions pas " Les mains sales " mais du courage,

malgré nos " Illusions perdues " et " La séparation ",

l'espoir d'aller vers " Le meilleur des mondes " nous poussait avec émotion.

" Mes nuits sont plus belles que vos jours " pouvait on alors penser,

croire en " La vie devant soi " et essayer de vivre " Le temps retrouvé "

étaient notre quotidien mais " Pas un jour " on oublierait Alger

" La cité de la joie " de notre jeunesse passée.

 

 

Robert Voirin