APRES LES COURS...
Aujourd'hui, apres les cours, en sortant du lycée Je laisse mes copains de 3ème pour aller un peu flâner. Je me dirige doucement vers la mer En direction du boulevard Amiral Pierre. Arrivé au Kassour, je m'arrête quelques instants. De là je domine les vagues gonflées par le vent. J'imagine qu'au temps d'Alger la barbaresque A la place de cet endroit si pittoresque, Il y avait des îles, depuis longtemps remplaçées Par ces beaux édifices que sont l'Amirauté, Le môle et la grande jetée. Mais je reviens au moment présent Et je repars car j'ai peur de perdre du temps, J'ai en effet un rendez vous important Du côté de la piscine El Kettani. Près de la caserne Pélissier je me prends un créponé chez Grosoli, Puis je file dans la rue Lazerges et passe devant le lycée. Je la vois dans un groupe de filles en train de bavarder. Elle me fait un signe de la main, mais rentre dans l'établisement, Et me fait comprendre qu'elle a un cours maintenant. Je me dirige alors vers le Majestic et le square Nelson, bien dépité, Et passe devant St Vincent de Paul et Le Variété, Les jardins Guillemin, puis je vais vers la mer Car j'ai besoin de changer un peu d'air. Arrivé à Padovani, je descends le boulevard, Je franchis le muret et m'asseois sur un rocher au hasard. La baie se dessine jusqu'au stade Marcel Cerdan En une belle courbe dont j'appréçie le mouvement. Mon regard se fixe alors sur Notre Dame d'Afrique Trônant au dessus de nous dans son écrin magnifique. Toutes ces belles images me laissent un peu troublé, Aussi je repars en direction du boulevard Pitolet, Et vers le boulevard de Champagne que je monte sans me presser. Je longe la Salpétrière puis l'hôpital Maillot, Et arrivé avenue des Consulats, tout en haut, Je vais faire un petit tour dans la librairie Située au coin de la rue de Normandie, Plus jeune j' y achetais Buck John et Hopalong Cassidy. Je grimpe ensuite rue Cardinal Verdier vers la Cité Picardie Jean Michel, de son balcon, me fait un salut, Derrière sa fenêtre Jean raymond Ximenes me lance : " Roro, comment vas tu ? ", Un peu fatigué je rejoins enfin ma rue Réaumur. Je viens de passer, je crois, des moments un peu durs... Maintenant je dois trouver comment la revoir, Demain sera pour moi une journée pleine d'espoir.
Robert VOIRIN |