CHANSON POUR ALGER
En voyant s'éloigner ma ville blanche à mon grand désarroi
je me posais la question : " Que serais je sans toi ? ",
dans mon rêve impossible elle me répondait " Ne me quittes pas ",
il me semblait qu' elle me répétait sans cesse " Tu t'en vas ",
à quoi je lui répondais plusieurs fois " Non je ne regrette rien ",
mais vivre " Sous le soleil exactement " c'était sans lendemain.
On avait vécu longtemps " La ballade des gens heureux ",
mais l'Histoire nous avait monté " Les uns contre les autres ",
" Et pourtant " on avait pensé fermement que ce pays était le notre,
" Hier encore " on avait tout fait pour notre " Petit Bonheur ".
Le plus dur c'était pour " Les vieux " qui en leur for intérieur
se demandaient " Et maintenant " en regardant " La Mer ",
ils se disaient " Inch allah " alors qu'on les séparait de leur terre.
Pour nous tous on n'allait plus vivre " Comme d'habitude ",
comment oublier " Là bas " pris dans cette immense inquiétude,
mais "Avec le temps " on prendrait notre " Petit chemin ",
et on penserait que " C'est beau la vie " dans un espoir de regain
pour voir peut être arriver " La vie en rose " dans un fragile avenir,
et grâce à " La langue de chez nous " on pourrait alors prédire
un futur dans lequel " Mon pays " ce serait toi " Douce France ".
Alors " Un jour viendra " peut être où on clamerait avec espérance
à toi " L"auvergnat " ou à un autre " Tu verras, tu verras " ...
et pourquoi pas un jour on crierait " Ya de la joie " et qui sait " c'est extra ".
Pour cela on irait " A Paris " " Rue de Lappe " ou " Rue Saint Vincent ",
à " Montmartre le soir ", " Aux Champs Elysées " ou " à Ménilmontant "
on passerait sur " le Pont de Nantes " ou sur " Le Pont d'Avignon " ,
on irait " Le dimanche à Orly ", à " Toulouse " à " Joinville le Pont ",
ou encore à " Vesoul " , puis on s'abriterait sous " Les parapluies de Cherbourg ",
on dirait gentiment " Tais toi Marseille ", à " Ajaccio " on y ferait un petit tour,
on irai chanter " Léon roi de Bayonne " et " Vive la Bretagne " avant d'admirer
" Le clair de lune à Maubeuge " , enfin on finirait par danser le " Twist à St Tropez ".
Mais il est sur que jamais on ne pourra dire Alger ma ville " J'oublierai ton nom "
même s'il faudra toujours se répéter " Souvenirs, souvenirs " avec émotion.
Robert Voirin