C'ETAIT LA FIN DES HARICOTS
Qu'est ce qu'on en avait " gros sur la patate " en cette année soixante deux, " pressés comme des citrons " on était dans un état désastreux, et puis le jour est arrivé où on s'est dit " la carottes sont cuites ", c'était pour nous " la fin des haricots ", nos espoirs avaient pris la fuite. C'est que depuis longtemps on " s'était foutu de notre poire ", les autres avaient " mis le ver dans la pomme " et là on s'était fait avoir car ils avaient voulu nous faire " glisser sur une peau de banane " c'était sur. En ces temps difficiles on nous en a fait voir des " vertes et des pas mures ", " aïe aïe aïe ", après le " coup sur la calebasse " qu'on avait pris en traître ils croyaient nous faire " tomber dans les pommes", c'était mal nous connaître, c'est vrai qu'on était dans une situation " mi figue mi raisin ", il ne fallait pas se " raconter des salades " , on a "plus un radis " se disaient certains. On était comme dans un mauvais film," un navet " à oublier au plus tôt parce ce qu' on devait réagir vite et ne pas rester " plantés comme des poireaux ", on allait se défonçer pour " mettre du beurre dans les épinards ", et ce qu'on allait faire " ça comptait pas pour des prunes " car il n'était pas trop tard. On n'était pas des " grosses légumes " , mais on " avait la pêche " pour être heureux on n'avait pas de " pois chiches dans la tête " alors on allait tirer " les marrons du feu ", et pour ne pas faire " faire choux blanc " il fallait " appuyer sur le champignon ", là ils n'ont pas " ramener leur fraîse " car on leur a dit de " s'ocuper de leurs oignons. Tous ces gens " à la noix de coco " ils n'avaient pensé qu'à briser nos rêves, alors on les a carrement rejetés en les envoyant se " faire une soupe de fêves ", on s'est dit que le jour où on mettra " la cerise sur la gateau " on en sera très fiers même si " le parfum des oranges amères " restera toujours pour nous très ... amer.
Robert Voirin |